Mois : avril 2026
Contribution de 50€ : les bonnes pratiques
Publié le 20 avril 2026
Cette mesure issue de l'article 128 de la loi de finances n°2026-103 du 19 février 2026, impose une contribution de 50€ à la charge du demandeur pour toute instance introduite devant le Tribunal Judiciaire et le Conseil de prud'hommes et ce, à peine d'irrecevabilité.
Le décret d'application n°2026-250 du 7 avril 2026 et la circulaire de présentation relative à ce texte, très attendus par les praticiens nous apportent quelques éclaircissements qui nous permettent aujourd'hui de vous proposer une synthèse des points clé à retenir.
Principe et périmètre de la loi
Instauration d’une contribution de 50€ due pour les instances introduites devant le tribunal Judiciaire et le conseil des prud’hommes.
Qui paye?
La partie qui introduit l’instance est redevable
Sont exonérés :
► Les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle
► L’Etat
► Procédures devant la CIVI
► Procédures devant devant le juge des enfants
► Procédures devant le JLD
► Procédures devant le magistrat du siège du tribunal judiciaire chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de libertés prévues par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de la santé publique
► Procédures devant le juge des tutelles
► Procédures de situations de surendettement des particuliers
► Procédures de redressement et de liquidation judiciaires
► Procédures de protection et d’ordonnance provisoire de protection immédiate
► Procédure mentionnée au II de l’article L. 20 du code électoral
► Procédures d’injonction de payer, y compris l’opposition à l’ordonnance portant injonction de payer
► Procédures pour lesquelles une disposition législative prévoit que la demande est formée, instruite ou jugée sans frais
Quid des requêtes conjointes ?
En cas de requête conjointe, une seule contribution est due.
⚠️ → Si l’un des demandeurs bénéficie de l’AJ, celui qui n’en bénéficie pas devra s’acquitter du timbre
Quid des demandes incidentes ?
Le demandes incidentes* et procédures non constituant « instance » sont exonérées mais il faut joindre la décision précédente pour en justifier
* procédures au procureur, homologations, certificats, modification d’ordonnance sur requête, recours post forclusion, interprétation, rectification, mesures d’instruction en référé, renvoi après cassation.
Paiement de la taxe | bonnes pratiques, délais et sanctions
La bonne pratique à adopter :
🥇Joindre au dépôt de votre requête initiale :
►la preuve électronique du paiement,
→ ou la décision d’aide juridictionnelle,
→ ou la copie de la demande d’AJ.
⚠️ Si AJ rejetée/caduque/retirée : le justificatif de paiement doit être fourni au greffe dans le mois suivant la notification.
🗓️ Conserver et horodater le justificatif électronique et joindre un bordereau d’acquittement au dépôt.
☝️L’achat du timbre se fait exclusivement sur le site: timbres.impots.gouv
Le délai d’un mois pour la transmission du timbre :
⏳Si vous ne transmettez pas le justificatif de paiement au moment du dépôt de la requête initiale vous disposez d’un délai d’un mois pour le faire à compter de la réception du courrier du greffe vous invitant à régulariser.
La sanction du défaut de transmission du timbre :
Si non‑paiement dans le délai, le juge constate d’office l’irrecevabilité (les parties ne peuvent la soulever).
La check-list
✅ Toujours joindre au dépôt : la preuve électronique du paiement ou décision d’aide juridictionnelle ou copie de la demande d’AJ.
⏳ Si AJ rejetée / caduque / retirée : acquitter la contribution dans le mois suivant la notification.
🗓️ Conserver et horodater le justificatif électronique et joindre un bordereau d’acquittement au dépôt.
Contribuez à la naissance d’un livre…
Publié le 13 avril 2026
Jean-Pierre DARMON a pris sa retraite à l’âge de 67 ans à l’issue de 44 années d’exercice et se consacre depuis à l'écriture. Après le livre « les dessous de ma robe » publié en 2022 (éditions MAIA) dans lequel il a voulu raconter son parcours et son expérience sur le fonctionnement de la Justice, ce confrère devenu Avocat honoraire, met à profit ses connaissances et son expérience en matière pénale pour écrire un roman policier qui met en scène un avocat pénaliste aixois en proie à un chantage par son client, un tueur, qui l’accuse d’avoir organisé le « crime improbable »...
Il nous propose d'être acteur de la naissance de son livre, en soutenant son projet.
Le mot de l’auteur
À Aix-en-Provence, la vie de Fred bascule le jour où sa compagne lui annonce froidement qu’il a « dépassé la date limite de consommation ». Désemparé, il se réfugie au Grillon, sur le cours Mirabeau, où naît peu à peu une obsession : commettre le crime parfait. En manipulant habilement un avocat pénaliste pour obtenir des informations sur les techniques d’enquête, il élabore un plan aussi méticuleux qu’inédit, utilisant une balle de fusil en glace destinée à ne laisser aucune trace.
Mais lorsque le crime est commis, un retournement inattendu éclabousse la justice aixoise : le meurtrier accuse l’avocat d’être le commanditaire. Un scandale sans précédent éclate.
👉 Je vous propose d’être acteur de la naissance de mon livre, en m’aidant à faire de sa parution prochaine avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus il sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents en page de remerciements (sauf avis contraire de votre part) et recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus en France (doms/toms inclus) !
Merci de votre soutien dans la réalisation de ce beau projet. En savoir +
Le Crime improbable n’est pas un simple roman policier sur le mythe du crime parfait.
Comme le souligne Alain Baduel dans sa préface, ce récit entraîne le lecteur au cœur de la justice pénale à travers le personnage de l’avocat Brajon. Jean-Pierre Darmon y fait rejaillir toute l’expérience acquise au fil de sa carrière d’avocat, donnant au roman une authenticité rare. Le lecteur découvre avec précision le parcours judiciaire de celui qui devient « accusé », entre procédures, rapports de force et incertitudes. L’auteur éclaire également les techniques d’enquête modernes qui façonnent aujourd’hui les dossiers pénaux, de la vidéosurveillance à l’ADN, en passant par la téléphonie, la balistique et la médecine légale. Mais au-delà de l’enquête, le roman explore surtout l’une des dimensions les plus singulières du métier d’avocat : la relation complexe avec celui qu’il défend, faite de confiance, de doutes et parfois de tensions. Sous le rythme haletant du récit, ce projet propose une plongée passionnante dans les méandres d’une justice souvent méconnue et profondément humaine.
Unis et mobilisés : la décision du CO du 8 avril 2026
Publié le 9 avril 2026
Ces derniers jours, notre barreau s’est levé avec force contre un projet de loi qui prétend introduire, un mécanisme de « plaider coupable » en matière criminelle.
Cette grève générale, volontairement brève, constitue l’expression d’un attachement viscéral à ce qui fonde notre serment : la défense des libertés, l’exigence du contradictoire, la solennité du procès criminel.
À ce stade, rien n’est encore scellé. Le débat parlementaire est en cours. Il peut encore infléchir le texte. C’est donc avec lucidité et sans faiblesse, que nous devons arrêter notre stratégie.
Lors de l’assemblée générale, toutes les voix de notre barreau ont été entendues et prises en compte à savoir : les inquiétudes légitimes, les contraintes de notre exercice, l’engorgement des juridictions, l’allongement des délais, les équilibres économiques fragiles de nos cabinets ...
Mais nous le disons avec gravité : aucune contrainte, aucune difficulté, aucune urgence ne saurait justifier que l’on renonce à ce qui constitue l’ossature de l’État de droit.
Le Conseil de l’Ordre - réuni le 08 avril 2026 - a arrêté les mesures suivantes :
(voir plus bas)
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à compter du 9 avril 2026 et jusqu’à nouvel ordre :
📍suspension des désignations au titre des CRPC,
📍suspension des déferrements CRPC, tant en secteur libre qu’assisté,
📍suspension des désignations en comparutions immédiates,
📍suspension des désignations devant les cours d’assises.
Ce choix est un choix stratégique. Il n’est ni un recul, ni un renoncement. Il vise à préserver notre force, à éviter l’usure, et à nous permettre d’intervenir avec force notamment :
JOURNEE JUSTICE MORTE
le lundi 13 avril 2026
rassemblement à 13h30 devant le Palais Verdun (en robe)
Votre présence est indispensable, elle relève d’une responsabilité collective, partagée avec la présence à nos côtés de plusieurs Barreaux du Sud-Est lors de cette journée.
Nous pouvons débattre. Nous pouvons diverger. Mais nous devons, sur l’essentiel, demeurer unis pour défendre notre serment, unis pour défendre les justiciables et unis pour défendre la justice.
Femmes inspirantes
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Peut-on encore tout dire sur scène?
Publié le 3 avril 2026
Le 28 mai 2026
Grand Théâtre de Provence
Les Théâtres, le barreau d'Aix-en-Provence, Legal2digital et ses titres Les Nouvelles Publications et TPBM vous convient à un petit-déjeuner débat consacré au thème : "Peut-on encore tout dire sur scène".
Polémiques, pressions sur les réseaux sociaux, annulation, poursuites judiciaires... la scène est-elle encore un espace de liberté totale?
Entre liberté d'expression, respect des sensibilités et responsabilité juridique, où placer le curseur ?
Artistes, directeurs d'institutions et avocats sont aujourd'hui confrontés à une même question : comment créer librement sans s'exposer ?
Un débat vivant et accessible sur un sujet qui touche à la fois la démocratie, la culture ... et la justice.
Pour en savoir plus, scrollez vers le bas ↓
Les intervenants
📍Dominique BLUZET
Directeur des Théâtres (GTP, Gymnase, Jeu de Paume et Bernardines)
📍Xavier PIETRA
Bâtonnier du barreau d’Aix-en-Provence
📍Cédric DUBUCQ
Avocat au barreau d’Aix-en-Provence
📍Gilles COHEN
Acteur et metteur en scène
Les inscriptions
L’inscription est gratuite mais obligatoire :
📧 Lien d’inscription
Les renseignements pratiques
📅 Jeudi 28 mai 2026
⏰ de 8h30 à 10h30
📍 Grand Théâtre de Provence, 380 avenue Max Juvenal, 13100 Aix-en-Provence
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Projet de loi SURE : Grève du barreau d’Aix
Publié le 2 avril 2026
La réforme portée par Gérald Darmanin, visant à désengorger les tribunaux en jugeant certains crimes sans plaidoirie, suscite une vive inquiétude pour les avocats.
Le barreau d'Aix, à l'instar de nombreux barreau Français, s'élève contre le projet de loi SURE (pour "sanction utile, rapide et effective"), déposé devant le parlement en mars et qui vise à accélérer les procédures criminelles par l'introduction d'un procédé de "plaider-coupable". Celui-ci permettrait de juger sans plaidoirie l'auteur d'un crime qui reconnaîtrait sa culpabilité.
C’est dans ce contexte que le Conseil de l’Ordre, réuni en séance le 1er avril 2026, a adopté les mesures de grève suivantes :
• La cessation de toute participation des avocats du Barreau d’Aix-en-Provence aux
audiences devant les juridictions civiles, pénales et administratives, du 02 avril 2026 au 07 avril 2026 inclus ;
• L’organisation d’une journée dite « Justice morte » devant les juridictions civiles, pénales et administratives, fixée au 13 avril 2026.
Il est rappelé que s'agissant d'une décision du conseil de l'ordre, CES MESURES DE GREVE DOIVENT ÊTRE SUIVIES PAR TOUS LES AVOCATS DU BARREAU D'AIX-EN-PROVENCE, POUR TOUTES LES AUDIENCES.
MESSAGE DU BATONNIER
Le Conseil de l’Ordre, réuni en sa séance du 1er avril 2026, a adopté une motion solennelle par laquelle notre Barreau exprime son opposition résolue au projet de loi relatif à « la justice criminelle et au respect des victimes », dans la continuité des positions prises par la Conférence des bâtonniers, le Conseil national des barreaux, du Barreau de Paris et les Barreaux de Province.
Cette motion, que vous trouverez ci-dessous constitue l’expression collective d’une inquiétude profonde quant aux atteintes portées aux principes fondamentaux du procès pénal, au premier rang desquels figurent les droits de la défense, le caractère public et contradictoire des débats, ainsi que la place légitime des victimes dans l’œuvre de justice.
Dans ce contexte, il a été décidé un mouvement de grève totale devant les juridictions civiles, pénales et administratives du 02 avril 2026 au 07 avril 2026 inclus, ainsi qu’une journée dite « justice morte » le 13 avril 2026.
Je vous convie à une nouvelle assemblée générale extraordinaire qui se tiendra le mercredi 08 avril 2026 à 12h30, à l’Hôtel de Maliverny, aux fins d’examiner les suites à donner au mouvement de grève en cours.
Je tiens à remercier très sincèrement les Consœurs et Confrères qui, dans le respect de cette mobilisation, assureront leur présence en audience afin de solliciter le renvoi des dossiers et de donner lecture de la motion du Barreau d’Aix-en-Provence.
Leur engagement garantit à la fois la dignité de notre mouvement et la continuité d’une parole institutionnelle forte, claire et unie.
Je veux également saluer l’implication de chacune et chacun d’entre vous dans le suivi de cette mobilisation, qui revêt un caractère capital pour l’avenir de notre profession, mais aussi pour la sauvegarde des droits de la défense et la protection effective des victimes.
Votre concours est précieux dans un moment où notre profession ne saurait plus subir les conséquences des carences persistantes de l’État, lequel se doit d’assurer les moyens humains et matériels indispensables à l’émergence d’une justice véritablement juste, efficace et respectueuse de l’État de droit.
Je sais pouvoir compter sur votre mobilisation, votre sens des responsabilités et votre attachement indéfectible aux principes qui fondent notre serment.
VBDBAT
Xavier PIETRA
MOTION CONTRE LE PROJET DE LOI SURE
L’Assemblée Générale des avocats du barreau d’Aix-en-Provence, s’inscrit dans le sillage des positions fermes prises par la Conférence des bâtonniers, le Conseil national des barreaux et le Barreau de Paris. Elle exprime à son tour son opposition au projet de loi relatif à la justice criminelle et au respect des victimes, issu du projet dit « SURE », actuellement en discussion au Parlement.
- Sous couvert de célérité et d’efficacité, ce texte remet en cause les fondements mêmes du procès pénal criminel. Il fait peser sur la procédure la charge de compenser le manque de moyens humains et matériels. Cette logique est inacceptable.
La création d’une procédure de jugement des crimes reconnus, assimilable à un plaider-coupable criminel, constitue une rupture majeure. En supprimant le procès d’assises elle écarte le jury populaire ainsi que le débat public sur la preuve, la personnalité et la peine. Elle transforme le jugement des crimes les plus graves en une justice soi-disant négociée mais surtout expéditive.
Cette procédure fait peser une pression sur la personne poursuivie.
La promesse d’une peine plafonnée, conjuguée à la détention provisoire et à la menace d’une sanction plus lourde, altère nécessairement la liberté du consentement.
Un tel mécanisme est incompatible avec l’exigence d’un procès équitable et avec les droits de la défense. Contrairement aux objectifs affichés, la réforme affaiblit aussi la place des victimes. Le délai très bref laissé à la partie civile pour s’opposer à la procédure est insuffisant.
L’absence de véritable audience prive les victimes d’un espace d’expression et de reconnaissance. Le procès criminel ne peut être réduit à un outil de gestion des flux. - Par ailleurs, la mise en place des Cours Criminelles Départementales en appel pour tous les crimes punis de 20 ans de réclusion criminelle, contrairement à la parole qui avait été donnée par Monsieur Eric Dupond Moretti devant la représentation nationale, démontre l’absence totale de confiance qui peut être faite au gouvernement. Demain, se sont toutes les Cours d’assises qui sont en danger.
- Enfin, la modification du régime des nullités démontre la volonté du gouvernement de privilégier une logique de gestion des flux au détriment de l’exercice effectif des droits de la défense, y compris dans la justice pénale du quotidien, en empêchant le citoyen de bénéficier d’un réel contrôle de la régularité de la procédure.
En conséquence, l’assemblée générale des avocats du barreau d’Aix-en-Provence soutient pleinement le mouvement de grève décidé par la Conférence des bâtonniers de France. Elle appelle le législateur à renoncer à cette réforme. Elle exige l’ouverture d’une concertation loyale et approfondie, afin de construire une justice criminelle efficace mais surtout publique, contradictoire, humaine et respectueuse de l’Etat de droit.
Dans ce contexte que le Conseil de l’Ordre, réuni en séance extraordinaire le 1er avril 2026, a adopté les mesures de grève suivantes :
📍La cessation de toute participation des avocats du Barreau d’Aix-en-Provence aux audiences devant les juridictions civiles, pénales et administratives, du 02 avril 2026 au 07 avril 2026 inclus ;
📍L’organisation d’une journée dite « Justice morte » devant les juridictions civiles, pénales et administratives, fixée au 13 avril 2026.
